Le dimanche 29 juin 1900 naissait à Lyon, n°8 rue du Peyrat (aujourd'hui: rue Alphonse Fochier), Antoine de SAINT-EXUPERY. Il était le troisième enfant, après Marie-Madeleine (1898 ) et Simone (1899), du Comte Jean-Marie de SAINT-EXUPERY et de Marie BOYER de FONSCOLOMBE.
1904 sont père décéde. Enfance partagée, jusqu'à l'âge de dix ans, entre le château de la Môle (dans le Var), propriété de sa grand- mère de FONSCOLOMBE, et le château de Saint-Maurice-de-Remens (près d'Ambérieu, dans l'Ain), propriété de Madame de TRICAUD, sa tante
Marie de Saint-Exup?ry semble avoir eu du mal ? s'adapter ? sa belle famille et ? la vie provinciale du Mans, et elle retourne ? Saint-Maurice-de-Remens, laissant Antoine et Fran?ois aux soins de leurs tantes Ana?s et Marguerite. A Sainte-Croix, la discipline est stricte et Antoine est r?guli?rement puni pour ses taches d'encre sur les doigts, sa nonchalance, son manque d'application aux ?tudes et le d?sordre de son pupitre tellement bourr? de livres, de cahiers et de papiers qu'il fermait ? peine. De cette ?poque, voici le souvenir qu'il garde et qu'il exprime dans une lettre ? sa m?re:
...C'est vrai que vous ?tes la seule consolation quand on est triste. Quand j'?tais gosse, je revenais avec mon gros cartable sur le dos, en sanglotant d'avoir ?t? puni -vous vous rappelez, au Mans?- et, rien qu'en m'embrassant, vous faisiez tout oublier. Vous ?tiez un appui tout puissant contre les surveillants et les p?res pr?fets.
Il passe ses vacances d'?t? ? Amb?rieu. A quelques kilom?tres ? l'est de Saint-Maurice-de-R?mens, on avait am?nag? un terrain d'aviation. Antoine s'y rendait ? v?lo et y restait des heures ? interroger les m?caniciens sur le fonctionnement des avions. Fin juillet, il a son bapt?me de l'air sur un BERTHAUD-WROBLEWSKI, avion fabriqu? ? Villeurbanne par l'industriel lyonnais Berthaud sur des plans de Pierre et Gabriel Wroblewski-Salvez. C'est le jeune Gabriel Wroblewski lui m?me qui pilote l'avion (d'apr?s un autre de ses biographes, Luc Estang, c'est l'aviateur V?drines qui aurait pilot? l'avion). Ce fut son premier contact avec l'aviation. Et cette exp?rience ?mut Antoine si profond?ment qu'elle lui inspira un po?me dont il ne nous reste que ces trois vers:
...Les ailes fr?missaient sous le souffle du soir, Le moteur de son chant ber?ait l'?me endormie, Le soleil nous fr?lait de sa couleur p?lie...
C'est cette ann?e l?, aussi, qu'il re?oit sa premi?re le?on de violon. A l'automne, il rentre en 4?me. Il a comme professeur l'abb? Margotta.
En juin, ? la distribution des prix du coll?ge, il obtient le prix de narration pour une r?daction intitul?e: ODYSS?E D'UN CHAPEAU HAUT DE FORME. Le 28 juillet, l'archiduc Fran?ois-Ferdinand d'Autriche et sa femme sont assassin?s ? Sarajevo. C'est la guerre! En ao?t, l'oncle d'Antoine, Roger de Saint-Exup?ry, est tu? ? la t?te de son bataillon, ? Maissin. Sa m?re est nomm?e infirmi?re-chef de l'h?pital install? dans la gare d'Amb?rieu. Elle fait venir ses enfants pr?s d'elle et les inscrit, en octobre, au Coll?ge Notre Dame de Montgr?, tenu ?galement par les p?res j?suites, ? Villefranche sur Sa?ne.
En f?vrier, les deux fr?res reviennent ? Sainte-Croix, au Mans, o? Antoine re?oit le troisi?me prix de composition fran?aise. Mais, sa sant? d?licate le force ? rentrer chez-lui avant la fin de l'ann?e scolaire. Apr?s les vacances d'?t?, c'est ? la Villa Saint-Jean, tenue par les marianistes, ? Fribourg, en SUISSE, que les deux gar?ons seront inscrits.
Il passe son baccalaur?at. La fin de ses ?tudes ? la villa Saint-Jean est attrist?e par la maladie de son fr?re Fran?ois, atteint de rhumatismes articulaires, avec complications cardiaques. On le ram?nera ? Saint-Maurice o? il mourra fin juillet.
Antoine pr?pare, au Lyc?e Saint-Louis, ? Paris, son examen d'entr?e ? l'Ecole Navale et ? l'Ecole Centrale. Au printemps 1918, les ?l?ves sont ?vacu?s au Lyc?e Lakanal. C'est ? cette ?poque qu'il fait la connaissance de Louise de Vilmorin. Le 11 novembre, l'armistice est sign?e ? Redon.
En janvier, il suit toujours ses cours a Saint-Louis, mais il est en pension ? l'Ecole Bossuet, chez les j?suites. Admissible, il ?choue ? l'oral du concours d'entr?e ? l'Ecole Navale. Premi?re liaison a?rienne Toulouse-Rabat, effectu?e par Didier Daurat.
Pendants quinze mois, il suit les cours de l'Ecole des Beaux Arts (architecture) comme auditeur libre. Sa m?re, sans grande fortune, ne peut l'aider mat?riellement et il doit accepter l'hospitalit? bienveillante de sa cousine Yvonne de Lestrange. Parall?lement, il accepte plusieurs petits boulots pour am?liorer l'ordinaire: avec son ami Henry de S?gogne, il sera figurant durant plusieurs semaines dans QUO VADIS, un op?ra de Jean Nogu?s
Au printemps, Antoine est appel? sous les drapeaux. Le 2 avril, il est vers? au 2?me R?giment d'Aviation de Chasse, ? Neuhof, pr?s de Strasbourg. Simultan?ment, il prend des le?ons de pilotage avec le moniteur Robert Aeby, pilote de la "Compagnie Transa?rienne de l'Est". Il r?alise ses premiers vols en double commande sur FARMAN F-40 puis, le 9 juillet, il effectue son premier vol "lach?" sur le biplan SOPWITH F-CTEE. D?but juillet, il s'embarque pour Casablanca, au Maroc, o? il va rejoindre le 37?me R?giment d'Aviation de Chasse.
Le 23 janvier, il est ? Istres, comme ?l?ve officier de r?serve; il s'entraine sur CAUDRON G-3. Le 5 f?vrier, il est promu caporal. Il obtient son brevet de pilote militaire. En avril, il est envoy? ? la base d'aviation d'Avord, pr?s de Bourges, pour suivre un entrainement d' "observateur". Le 10 octobre, il est promu sous-lieutenent de r?serve, et il choisit son affectation au 34?me R?giment d'Aviation, au Bourget.
Ses fian?ailles avec Louise de Vilmorin sont officiellement annonc?es. Au printemps, il a son premier accident d'avion au Bourget: il s'en tire avec une fracture du cr?ne. Il est d?mobilis?. Saint-Exup?ry pourrait s'engager dans l'arm?e de l'air, comme l'y encourage le g?n?ral Bar?s. Mais la famille de sa fianc?e s'y oppose. Il doit se rabattre sur un emploi de bureaucrate, comme controleur de fabrication au Comptoir de Tuilerie, une filiale de la Soci?t? G?n?rale d'Entreprise. En septembre, Louise de Vilmorin romp ses fian?ailles avec Antoine... En octobre, sa soeur Gabrielle ?pouse, ? Saint-Maurice-de-R?mens, un gentilhomme de l'Est?rel: Pierre d'Agay.
Il est repr?sentant des camions Saurer, pour l'Allier et la Creuse. C'est une ?poque assez grise pour Antoine, qui se console en volant aussi souvent que possible.
Il fait la connaissance, en d?cembre, de l'?crivain Jean Pr?vost.
Le 1er avril, il publie L'AVIATEUR, sa premi?re oeuvre imprim?e, dans le Navire d'Argent, d'Adrienne Monnier. Puis il obtient son brevet de pilote de transport. L'abb? Sudour, son ancien directeur ? l' Ecole Bossuet et avec lequel il entretenait des relations d'amiti?, lui trouve un poste de moniteur ? la Compagnie A?rienne Fran?aise. En juin, Antoine perd sa soeur a?n?e, Marie-Madeleine, frapp?e de tuberculose. C'est encore l'abb? Sudour qui le pr?sente, le 12 octobre, ? Beppo de Massimi, Directeur G?n?ral de la Compagnie d'Aviation Lat?co?re qui assure le transport du courrier entre Toulouse et Dakar, qui l'engage comme pilote. A toulouse, Didier Daurat, le Directeur d'Exploitation de la soci?t?, faisait d'abord passer ses pilotes par les ateliers avant de leur confier un courrier. Saint-Ex. passera donc quelques mois les mains dans l'huile avant avant d'assurer, d'abord la ligne Toulouse-Casablanca , puis la ligne Casablanca-Dakar.
Le 10 octobre, il est nomm? chef d'a?roplace ? Cap Juby, dans le Rio de Oro. L'escale est sous la protection du fort espagnol de La Casa del Mar, qui est un p?nitencier militaire. La Soci?t? "Les Lignes A?riennes Lat?co?re" devient la "Compagnie G?n?rale Aerospostale".
Didier Daurat fait inaugurer les vols de nuit en Am?rique du Sud. Le 16 avril a lieu le premier vol de nuit sur la ligne Rio de Janeiro-Buenos Aires. Le 20 juin, Reine et Serre tombent entre les mains des dissidents et restent prisonniers des maures pendant 117 jours. Le 17 septembre, Saint-Exup?ry fait une tentative pour les ramener. Le 19 octobre, d?pannage en dissidence d'un avion espagnol et sauvetage du lieutenant et de l'interpr?te bless?s. En novembre, sauvetage de Vidal et de l'interpr?te Lahoucine
En compagnie de Mermoz et Guillaumet, il part pour l'Am?rique du Sud afin d'y ?tudier la possibilit? de cr?er de nouvelles lignes a?riennes. Le 12 octobre, Saint Exup?ry arrive ? Buenos-Aires. Il y prend possession de son poste de Directeur de "Aeropostal Argentina". Il cr?e la ligne de Patagonie, qui rejoint Buenos-Aires ? Punta Arenas. Parution de: COURRIER SUD.
Guillaumet & St-Exup?ry
Le 7 avril, il est fait Chevalier de la L?gion d'Honneur ? titre de l'a?ronautique civile. Le 13 juin, Guillaumet est consid?r? perdu dans les Andes, a bord du Laguna Diamante. A la fin de l'?t?, Benjamin Cr?mieux, qui donne une s?rie de conf?rences en Am?rique du Sud, le pr?sente a Consuelo Suncin.
En janvier, il rentre ? Paris. En mars, il ?pouse Consuelo Suncin. Le 31 mars, l'Aeropostale est en liquidation judiciaire. De mai ? d?cembre, il pilote en vols de nuit le courrier Casablanca-Port Etienne. En d?cembre, il re?oit le Prix F?mina-Vie Heureuse pour VOL DE NUIT, qui obtient un succ?s consid?rable. Il revient en cong?s ? Paris.
Saint-Exup?ry vit ? Paris, au n? 5 de la rue de Chanaleilles. En f?vrier, il pilote des hydravions sur la ligne Marseille-Alger.
Constitution de la compagnie "Air France". Saint-Exup?ry devient pilote d'essais ? la "Soci?te de Constructions Lat?co?re", puis pilote charg? de la r?ception des appareils. Il souffre un nouvel accident ? Saint-Rapha?l sur un hydravion Lat? ? flotteurs.
En avril, il est attach? ? "Air France" pour missions en France et ? l'?tranger. Le 12 juillet, d?part de Marseille pour Sa?gon. Amerrissage forc? en hydravion, ? l'embouchure du M?kong lors d'une excursion projet?e ? Angkor. Le 22 juillet, retour ? Marseille.
Tour de la Mediterrann?e pour conf?rences avec Conty, organisateur du voyage, et Pr?vot, m?canicien sur le CAUDRAN SIMOUN F-ANRY qu'il vient d'acheter. Escales ? Casablanca, Alger, Tunis, Tripoli, Benghazi, Le Caire, Alexandrie, Damas, Beyrouth, Istambul et Ath?nes. Le 29 avril, arriv?e ? Moscou. Reportage pour "Paris-Soir". En d?cembre, raid Paris-Sa?gon, sur son SIMOUN. Le vol fatal: d?part de Benghazi le dimanche 29 ? 23 heures. Quatre heures plus tard, il percute, ? 260 km/h, le haut d'un plateau, dans le d?sert de Lybie. Ils sont perdus dans le d?sert...
Le premier janvier, ? 18 heures, on les retrouve enfin. De retour ? Paris, il publie le r?cit de son aventure dans "L'Intransigeant", puis il enregistre, pour la radio, Aterrissage forc? dans le d?sert. En ao?t, il part en avion ? Barcelone, pour "L'Intransigeant". Reportage sur le front de Lerida. Il habite ? Paris, au n?15 de la place Vauban. Le 8 d?cembre, Mermoz est perdu dans l'Atlantique Sud. Saint-Exup?ry va lui consacrer une s?rie d'articles, dans la presse, et de reportages, ? la radio.
Il ach?te un 2?me SIMOUN, le F-ANXK et, en mars, commence un nouveau p?riple. Il s'agit, maintenant, d'?tudier la possibilit?, pour AIR FRANCE, d'?tablir la ligne: Casablanca-Tombouctou-Bamako-Dakar-Casablanca. En juin, il se rend ? nouveau ? Madrid pour "Paris-Soir". Voyage en Allemagne sur Simoun.
En janvier, d?part pour New-York, sur l'Ile de France. Le 15 f?vrier, il essaie de relier New-York ? la Terre de Feu; il souffre un nouvel accident au Guatemala: ? cause d'une surcharge de r?serve de carburant, son avion s'?crase en bout de piste. Gri?vement bless?, Saint-Exup?ry restera 5 jours dans le coma. Il rentre le 28 mars ? New-York o? il passe de longs mois de convalescence dans la demeure du G?n?ral Donovan. Revenu en France, il s?journe ? Agay, puis en Suisse. Le 14 juillet, il repart pour New-York sur le Normandie. En septembre, cure ? Vichy.
Il est promu Officier de la L?gion d'Honneur. Parution, en f?vrier, de TERRE DES HOMMES, qui lui vaudra le Grand Prix de l'Acad?mie Fran?aise en d?cembre. La version anglaise WIND, SAND AND STARS obtient, quand ? elle, le National Book Award la m?me ann?e. Il vit maintenant ? Paris, au n?52 de la rue Michel-Ange. En mars, voyage en Allemagne, en auto. Il rentre h?tivement le 15 mars. Le 29 mai, il est ? Parentis-en-Born avec Guillaumet qui met au point le Lieutenant-de-Vaisseau Paris; puis, aux commandes de cet avion, il fait la travers?e, aller et retour, de l'Atlantique Nord, entre le 7 et le 14 juillet. En ao?t, il s?journe ? New-York et, le 26, il rentre au Havre par Ile de France. Le 2 septembre, c'est la DECLARATION DE GUERRE. Le 4 septembre, il est convoqu? ? Toulouse et devient moniteur de pilotes ? l'a?rodrome de Montaudran. Il est d?clar? "inapte" aux missions de guerre, ? cause de son mauvais ?tat g?n?ral du aux nombreux accidents. Le 3 novembre, il est affect? au groupe de grande reconnaissance 2/33. Il vole sur Potez 63/7 puis sur Potez 63/11.
Il vole avec Laux et Gel?e, ? Marignane, pour ramener trois Bloch 174 triplaces. Le 29 mars, premi?re mission de guerre sur Bloch 174. Il R?alise plusieurs vols de reconnaisance au-dessus de l'Allemagne et sur Arras qui lui vaudront une citation et la Croix de Guerre. Le 9 mai, il part en permission de 24 heures ? Paris pour consulter un m?decin. Le 9 juin, derni?re mission de guerre. Le 20 juin, avec un FARMAN quadrimoteur de guerre inachev?, il emm?ne pilotes, m?caniciens et mat?riel d'aviation divers de Bordeaux jusqu'en Afrique du Nord. Le 5 ao?t, d?mobilis?, il rentre en France par le Lamorici?re. Il s?journe ? Agay. Le 5 novembre, il arrive ? Alger par le Ville d'Alger. Il y s?journe dix jours. Le 16 novembre, il est ? Lisbonne ou il embarque pour New York sur le Siboney; il fait la travers?e en compagnie du cin?aste Jean Renoir. Le 27 novembre, Guillaumet est abattu en M?diterrann?e. En d?cembre, Saint-Exup?ry repart pour New York.
Il r?side ? New-York, au 240 de Central Park. Puis il s?journe en Californie.
Le 20 f?vrier parait PILOTE DE GUERRE (Edition am?ricaine "FLIGHT TO ARRAS"). Du 1 au 5 mai, il voyage au Canada ou il donne plusieurs conf?rences. Le 29 novembre, il publie dans le New York Times Magazine et dans Le Canada de Montr?al: "AN OPEN LETTER TO FRENCHMEN EVERYWHERE".
En f?vrier, il publie: LETTRE A UN OTAGE. Le 6 avril parait LE PETIT PRINCE. Le 15 mars, il re?oit sa feuille d'embarquement pour l'Afrique du Nord. Le 4 juin, il rejoint, comme Capitaine, la 7?me Arm?e Am?ricaine. Il fait maintenant partie du 3-RD PHOTOGROUP bas? ? La Marsa, pr?s de Tunis. Le 21 juin, premi?re mission sur la France ? bord d'un LIGHTNING P-38. Il est promu Commandant le 25 juin.
Le 12 ao?t, il est mis en r?serve de commandement.
Le 16 mai, devant son insistance pour reprendre du service, il est r?affect? ? l'escadrille qu'il rejoint, le jour m?me, ? sa base de l'Alghero, en Sardaigne. Il ?crit sa LETTRE A UN AMERICAIN. Le 14 juin, il effectue sa premi?re mission depuis son retour ? l'escadrille. Le 17 juillet, la base est transf?r?e ? Borgo, pr?s de Bastia, en Corse. Le 29 juillet, le colonel Chassin le rencontre ? Alger et lui conseille de s'arr?ter: il le peut bien, lui qui a r?alis? huit missions de reconnaissance photographique au-dessus de la France (autant que ses camarades en un an).
"C'est impossible, r?pond Saint-Exup?ry, je resterai avec mes camarades jusqu'au bout..."
Le 31 juillet, c'est sa derni?re mission de reconnaissance sur Grenoble et Annecy: il d?colle ? 8 h. 45. Il disposait de 6 heures d'autonomie d'essence. A 14 h.45, il n'?tait pas rentr?... Le 3 novembre, il est Cit? ? l'Ordre de l'Arm?e.
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